Chapitre 1

 A tous ceux et celles qui prendront le temps de lire cet humble manuscrit que je n'ose appeler "livre", je vous en remercie par avance et j'espère que cela vous plaira. C'est avec humilité que je me suis enfin décidée à poster ce que j'ai écrit il y un peu moins de 10 ans. 

J'écrivais quelques fanfictions avant et plus après cette tentative d'histoire originale. Je pense m'être améliorée avec ces différentes écritures au cours des années. Cependant, je vous demande indulgence, je sais que ce manuscrit souffre de certaines faiblesses mais j'avais envie de l'écrire. J'ai beaucoup d'idées, fanfictions mais aussi des originales. 

Si nous le souhaitons et voulons, nous pouvons toujours apprendre et nous améliorer. 

Bonne lecture... 

 

 

Un fémur dans les roses ou Parterre osseux

Ecrit en 2006...

Chapitre 1

John McGregor commença à enlever les mauvaises herbes qui s'étaient installées dans le récent parterre de roses du jardin des Paritaux, chez lesquels il avait commencé à travailler deux ans auparavant, pratiquement depuis son arrivée en France. Il regarda la terre avec une certaine satisfaction de son travail. L'emplacement qu'il avait choisi était décidément parfait et d'ici quelques temps le parterre de roses sera magnifique et incontournable pour tous ceux qui entreraient dans ce jardin. John s'amusait toujours en disant que son amour des plantes et jardin faisait parti de l'héritage de sa famille, et qu'il ne connaissait pas un McGregor n'aimant pas la terre.

Il continua de retirer les mauvaises herbes du parterre, quand son regard fut attiré par quelque chose; y regardant de plus près, il constata que cet "objet" n'était pas si anodin, et surtout qu'il n'avait aucune raison d'être là à moins que…Il soupira puis pris son téléphone portable pour informer la Police de sa découverte pour le moins insolite.



La police scientifique ainsi que le légiste étaient déjà sur place lorsque le capitaine David Laroux arriva accompagné de son nouvel équipier, le lieutenant Patrick Snaffo ; bien qu'il soupçonna qu'il était plus une sorte de garde du corps que coéquipier. Il ne remettait pas en cause ses états de service mais suspecta que le commissaire avait demandé à son lieutenant de veiller sur lui pour quelques obscures raisons. Peut-être pas si obscures que cela après tout, il était vrai que ces derniers temps on lui avait non seulement tiré dessus, mais aussi tenté de l'étrangler, l'empoisonner et plus récemment essayé de le décapiter…David avait souligné le fait que cela étaient les risques du métier et qu'il s'en était toujours sorti sans trop de dommages, mais le commissaire lui fit remarquer que pour lui ces risques étaient de loin supérieurs aux statistiques nationales, et que la chance pouvait aussi tourner ; David étant l'un de ses plus brillants enquêteurs, il tenait à le garder en une seule pièce !


David examina de loin ce qui semblait être la scène du crime ; il s'interrogea sur les expressions inhabituelles du médecin légiste et des autres membres présents. Cela n'était pas normal, quelque clochait, cela était évident.

Quelque chose ou plutôt quelqu'un attira son attention…Apparemment cette personne était en train de faire une déposition à un policier en uniforme ; David en conclut que cela était sûrement lui qui avait découvert le corps,ce qui le ravit !


Le médecin légiste l'ayant aperçu alla à sa rencontre, "Toujours en train d'observer ! Heureusement que je ne suis pas parano !" Le docteur Brile dit en serrant la main de son vieil ami tout en saluant le lieutenant.


"Alors Doc, qu'avons-nous ?" s'enquière immédiatement David. Il n'était pas du genre à se perdre dans les formalités d'usage.


"Un os," répondit simplement le médecin.


"Comment ça, un os ?" Patrick dit visiblement surpris.


"Un os," le médecin confirma, "plus précisément, un fémur gauche."


David était perplexe, "Vous voulez dire qu'il n'y a que cela ? Et le corps ?"

Cela était très intrigant, et même pour lui, étonnant.


"Aucune idée. Le paysagiste a appelé quand il l'a trouvé dans le parterre de roses. On est en train de prendre sa déposition."

"C'est ce que je constate," David pointa sa tête en direction de la scène, "Je devrais peut-être aller voir. A plus tard Doc. Lieutenant, vous venez ?" Mais cela était plus un ordre qu'une invitation.


David et Patrick se dirigèrent vers ce qui semblait être l'endroit de la découverte.


Le paysagiste était toujours présent, à la vue du capitaine le policier en uniforme le salua. David s'accroupit devant le parterre, et fixant les roses, il demanda avec naturel, "Alors ? Qu'en penses–tu ?"

Surpris les policiers présents se demandèrent à qui il avait posé cette question, surtout avec le tutoiement.


"Ne me demandes pas !" John marmonna.


"Tu veux rire, une occasion pareille cela ne se rate pas !" David éclata de rire ce qui rendit les deux policiers encore plus perplexes.


"Je ne trouve pas cela drôle David !"


"Tu es bien le seul." David lui tendit la main, "Content de te revoir, mon ami."


"Moi aussi, mais je t'avouerais que-"


"Je sais, je sais." David l'interrompit, "Alors qu'en penses-tu ?"


John prit un léger temps de réflexion avant de répondre, tout comme David, bien qu'il n'aimait pas perdre son temps en bavardages et futilités, quant il s'agissait d'une scène de crime, il aimait observer, étudier et se faire une certaine opinion. Tous les deux aimaient prendre leur temps plutôt que de se ruer vers de fantaisistes hypothèses.


"Tout ce que je peux te dire," John commença, "c'est que je suis arrivé sur les lieux vers 9h. Il n'y avait personne ; et avant que tu ne me poses la question, nous sommes ici chez Les Paritaux, ils sont partis en voyage depuis quinze jours et ne devraient rentrer que dans une bonne semaine."


"Intéressant," David regarda les allées cimentées du jardin ; ce qui voulait dire aucune possibilité de trouver des empreintes de pas.


"Cela entraîne de nombreuses questions." John acquiesça de la tête.


"En effet," David se tourna vers Patrick, constatant son désarroi, il expliqua,

"L'a-t-on placé de façon intentionnelle chez les Paritaux, sont-ils la cible réelle ou bien du fait de leur absence, l'a-t-on placé ici pensant que cet…os ne serait pas découvert immédiatement."


"Sans oublier une autre question importante," John continua, "où se trouve le corps. Bien entendu, il y a aussi le fait de savoir pourquoi le tueur a enlevé le fémur, est-ce une sorte de rituel ou une simple mise en scène ?"


"Vous pensez vraiment qu'il y a une victime ?" Patrick semblait sceptique.


John et David se regardèrent, leur complicité était évidente. Ils semblaient se comprendre juste par un regard.


"Sans aucun doute." David affirma à son lieutenant. "Je voudrais que vous recherchiez s'il y a eu des affaires similaires auparavant."


"Bien si tu n'as plus besoin de moi, je crois que je vais prendre congé." John se prépara s'en aller.

"Attends, ne me dit pas que tu n'es pas curieux ?" Visiblement, David n'avait pas l'intention de le laisser partir aussi aisément.


"Désolé, mais non. Je sais que tu résoudras ce mystère quelqu'il soit." John dit avec conviction avant de se retirer.


David le regarda s'éloigner, "N'oublie pas de passer au commissariat cet

après-midi pour ta déposition." John lui fit un signe de la main en signe d'accord avant de complètement disparaître de vue.

Mais David n'était pas du genre à renoncer aussi facilement.


"Puis-je vous poser une question capitaine ?" Patrick demanda avec prudence, connaissant la discrétion de son supérieur.


"John est inspecteur-chef de Scotland Yard. L'un des meilleurs policiers, d'ailleurs." David anticipa la question ; ce qui accentua l'admiration de Patrick envers son capitaine. Décidément, sa réputation n'était pas surfaite.


"Bien qu'il y ait quelques années, il a souhaité prendre un congé indéterminé et venir s'installer en France. Je peux vous dire qu'à côté de lui, Sherlock Holmes pourrait passer pour un amateur." David dit avec un sourire, puis il prit son téléphone portable.


"Commissaire," il dit après quelques secondes d'attente, "Capitaine Laroux, j'aurais un service à vous demander. Avez-vous toujours vos entrées à Scotland Yard…"

 

Fin Chapitre 1 


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